Photobiomodulation

La lumière blanche est composée de plusieurs couleurs ayant une longueur d’onde différente capable de traverser plus ou moins profondément la peau. La Photobiomodulation ou LEDs médicales (diodes émettrices de lumières à visée médicale) est parfois aussi nommé "laser froid" car elle n'émet pas de chaleur direct. Elle est donc indolore et sans effet secondaire connu.

Cette énergie lumineuse a une action directement sur la mitochondrie (l’usine à énergie de la cellules). Les spectres lumineux sont donc choisis pour leur action anti-inflammatoire, anti-douleur, biostimulant (rouge et infrarouge), antiseptique (bleue). Le jaune peut être utilisé dans certains processus de cicatrisation avec une action sur les vaisseaux sanguins. Le vert pourra complété dans certaines situations l'action antalgique. 

Nos appareils émetteurs peuvent coupler le faisceau lumineux à un champ électromagnétique pulsé capable de créer de petites contractions musculaires profondes. On améliore ainsi le tonus périnéal par exemple.

 

Cette thérapie moderne a été développée en dermatologie, en stomatologie et en oncologie dans les soins de support. Les recommandations actuelles la positionne comme traitement préventif et curatif de certains effets secondaires de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Elle fait partie des recommandations ESMO (Européen Society of Médical Oncology) pour la prévention des mucites (inflammation buccale, aphtes, ulcères oro-pharyngés) dans les suites de traitement des cancers des voies aérodigestives supérieures. En 2022, la World Association for Photobiomodulation Therapy (WALT) a étendu ses indications, via un consensus d’experts, pour la prise en charge d'autres effets secondaires liés aux traitements contre le cancer : radiodermites, lymphœdème, alopécie, syndrome mains-pieds, ... Elle indique ainsi qu'elle peut trouver sa place dans les soins de support des cancers du sein par exemple. 

 

Elles trouvent désormais sa place également dans d'autres domaines de la gynécologie et de la réhabilitation du post accouchement par une adaptation des applicateurs utilisées.

La biophotomodulation, développée initialement en stomatologie et en dermatologie, voit ses domaines s’élargir y compris en gynécologie. Le CNGOF (Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français) en 2021 encourage la poursuite des études sur son recours. L’énergie vibratoire, athermique et photonique utilisée démontre, à partir de biopsie pré et post traitement, une augmentation des kératinocytes et une collagénèse améliorée. L’étude disponible, bien que de faibles effectifs, retrouve « une amélioration des scores cliniques d’atrophie vaginale et score sexuel". 

 

Elle diminue rapidement et durablement les douleurs en réduisant l’inflammation, les tensions ou en aidant à la résorption des hématomes et des fibroses. La cicatrisation est améliorée. Elle peut contribuer au traitement des plaies septiques et d'autres états infectieux (acné, vaginose ou mycose à répétition, ...). 

 

Les indications possibles :

  • Aide à la cicatrisation (post-partum - déchirure, épisiotomie ou césarienne et après une chirurgie gynécologique)
  • Réduction des dyspareunies (douleurs pendant les rapports sexuels), notamment lorsqu'une sécheresse vaginale est constatée quelle qu’en soit la cause (en post accouchement, à la ménopause ou en post-thérapeutique)
  • Traitement des fissurations vestibulaires liés aux rapports sexuels 
  • Prise en charge de certaines douleurs pelvi-périnéales (vulvodynie, sécheresse intime, ...) 
  • Traitement des œdèmes 
  • Traitement de la crise hémorroïdaire
  • En complément dans certaines situation en rééducation périnéale
  • Prévention des récidives chez les femmes souffrants de mycose et/ou vaginose et/ou cystites à répétition 
  • En soins de support : Traitement préventif et curatif des radiodermites, cicatrisations mammaires difficiles, syndrome mains pieds, du lymphœdème, des sécheresses intimes après traitement ou sous hormonothérapie. 

 

ELLE NE REMPLACE PAS TOUT AUTRE TRAITEMENT MEDICAL NECESSAIRE A VOTRE PRISE EN CHARGE (exemples : antibiotiques si infection en cours, chirurgie / chimiothérapie / radiothérapie dans les cancers, etc.)

En soins de support oncologique, l'accompagnement se fera en liaison avec votre médecin gynécologue et/ou oncologue et/ou radiologue.

Par principe de précaution, elle n'est pas utilisable chez la femme enceinte. 


La séance durent entre 10 et 20 minutes.

La fréquence est variable selon l'indication (un suivi de cicatrisation peut nécessiter un suivi toutes les 48 heures par exemple). 1, 2 ou 3 séances par semaine sont nécessaires sur une période de un à deux mois (10 à 15 séances au total).

 

Le tarif, et donc la prise en charge ou non par l'Assurance Maladie, sont dépendants du motif dans des indications médicales ciblées. Dans certaines indications particulières, tout ou partie du cout pourra être intégré dans un acte "Hors Nomenclature" (non pris en charge par la Sécurité Sociale). Le montant de cette acte "Hors Nomenclature" est de 20 à 70€. Les mutuelles complémentaires, selon votre contrat, peuvent proposer un remboursement total ou partiel de cette somme. 

 

Dans tous les cas, le nombre de séances nécessaires ne peut être défini en avance, tout en cherchant à les réduire au strict minimum nécessaire. Mon objectif est en effet de vous rendre votre autonomie le plus rapidement possible.