Deuil

Lorsqu'il est question de deuil, il est généralement question d'un être cher, mais ce terme peut tout aussi s'appliquer à d'autres pertes comme le deuil d'une situation (de son couple, de son travail, de son accouchement idéal qui s'est compliqué, ...). 4 étapes sont généralement admises dans le processus de deuil que tout à chacun à traverser : 

– Le choc / le déni / la dénégation : Ie choc au réel est impensable et un temps, souvent court, est nécessaire pour faire preuve de la perte ; 
– La colère suit alors comme seconde étape : il est parfois tentant de la cacher ou de la nier dans une fuite en avant (on cherche à se concentrer sur autre chose, on multiplie les heures de travail, ...) comme quand on met un couvercle sur la marmite qui continue pourtant à bouillir. Un jour ou l'autre, parfois longtemps après, elle explose emportant tout sur son passage avec de nombreux dommages collatéraux. Rapidement après ou retardée, elle part en tout sens, envers soi-même sous forme de culpabilité, envers le personnel médical, envers ses proches, etc. Le vécu ou le sentiment d'injustice peut s'enkyster et rester comme bloqué. 

– La phase de déstructuration : déprime et autres expressions mentales, douleurs et autres expressions physiques, crises de larmes, etc. la réalité s'impose à nous comme une cicatrice ouverte qui doit se refermer.
– La phase d'acceptation ou de résilience (cher à Boris Cyrulnik, médecin neuropsychiatre, qui a présidé le comité des 1000 premiers jours), ou encore le "Oui à ce qui est" (Ariane SECCIA). L'individu accepte que l'être cher ou la vie d'avant est derrière lui et qu'il doit continuer à avancer, aller vers de nouveaux projets, vivre tout simplement. La mémoire de ce qui a été perdu est toujours là mais la cicatrice est fermée, cicatrisée, discrète. 

 

Aucune de ces étapes, naturelles et souvent de résolution spontanée, n'a de durée définie tout en pouvant se superposer. Cependant, il est possible de percevoir un blocage dans le processus, il est alors possible de demander de l'aide. La confusion peut aussi de sembler aller mieux (aux yeux des autres comme dans sa propre vision) jusqu'à ce qu'une situation sœur, un évènement, une grossesse et sa transparence psychique autant chez les futures mères que chez le co-parent, la maladie (le "mal a dit") ravive la colère ou la douleur que l'on pensait terminer. La cicatrice encore fragile est comme réouverte. Le processus de deuil peut aussi réactiver les angoisses de la première séparation.  

 

L'hypnose, les thérapies brèves, le décodage émotionnel peuvent, seules ou en complément d'une psychothérapie ou tout accompagnement qui convient au patient, permettre d'identifier la phase du deuil incomplètement achevé pour relancer le processus, de travailler sur la culpabilité et les regrets, d'abandonner la douleur pour se remplir des souvenirs heureux, ... 

 

En tant que sage-femme, nous côtoyons les deux extrémités de la vie : la naissance et la mort. Parfois celles-ci, se télescopent : grossesse interrompue (IVG, IMG), arrêt naturel de grossesse, mort in-utéro ou décès périnatal, le décès d'un proche dans la période préconceptionnelle ou de la grossesse, ou juste après, et parfois même la mort maternelle. Dans tous ces moments, les sages-femmes sont là, elles vous écoutent et peuvent vous aider. Elles peuvent vous orienter chaque fois que nécessaire (psychologue, ...) mais elles peuvent aussi vous proposer des outils qui vous accompagneront dans ces étapes du deuil. 

 

Dans les situations de deuils périnataux, j'accueille également le co-parent qui s'interdit souvent d'exprimer sa propre tristesse, son propre désarroi pour "être fort" pour sa partenaire, pour le reste de la famille, ... Dans ces situations, l'accompagnement peut aussi être proposé aux dates "anniversaires" ou symboliques comme le terme prévu d'une grossesse interrompue, la superposition au cours d'une grossesse suivante, ... Pour la femme, je peux aussi vous proposer une séance en thérapie manuelle externe ou interne pour accompagner aussi la transcription physique du trauma, de la perte, du deuil. 

 

Je peux également vous proposer un accompagnement grâce à la zoothérapie


Les séances durent 45 à 60 minutes en individuels et de 90 à 120 minutes en couple ou en famille. Elles peuvent être réaliser en présentiel ou en distanciel. 

Elles ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie (une facture est émise pour votre mutuelle) sauf si elles s'intègrent dans votre préparation à la naissance (prise en charge partielle).

 

Toute séance de travail réalisée est due, quel que soit le résultat et le travail restant à faire, il n’y aura pas de remboursement. Mes tarifs sont identiques en présentiel et en distanciel (visio - téléconsultation) :

- 70€ par séance en préparation à la naissance individuelle / en couple (prise en charge partielle possible par l'Assurance Maternité à hauteur de 37€20 dans la limite de vos 7 séances prévues au forfait maternité - reste à charge = 32€80)

- 70€ par séance individuelle 

- 100€ par séance de couple ou en thérapie familiale 

- 50€ par séance pour les enfants ou adolescents

- Des séances de groupes pour se former à l'autohypnose sont également proposées régulièrement. D'une durée d'une heure, elles sont codifiées hors nomenclature au tarif de 20€ par personne (3 patientes minimum ou la séance est annulée). En préparation à la naissance, elles pourront être prise en charge par l'Assurance Maternité dans le cadre des 7 séances prévues. 

 

Les thérapies brèves nécessitent de une à +/- 10 séances (le nombre de séances nécessaires ne peut être défini à l'avance) espacées de 15 jours à un mois environ. 
Plusieurs séances peuvent s’avérer nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant pour vous, pour renforcer ou faire perdurer les gains d'amélioration obtenus, notamment dans les situations complexes. 

En cas de doute sur l’opportunité de l’hypnose ou d'engager une thérapie brève quant à votre problématique, parlez-en à vos professionnels de santé référents.